Le meilleur moyen de célébrer la Terre est d’agir pour la préserver.
Établie par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Journée mondiale de la Terre nourricière célèbre la relation intime qui nous unit à notre planète. Une relation dont nous avons dangereusement tendance à abuser : sept des neuf limites planétaires sont désormais franchies. Au-delà du climat, l’océan, la biodiversité, les sols, l’eau douce, les forêts et l’air que nous respirons sont bouleversés par la pression de l’activité humaine. L’équilibre qui soutient nos économies et nos vies, vacille.
Cette journée existe pour nous rappeler qu’il est toujours temps d’agir, afin de préserver ces équilibres. Plus que jamais nous en avons les moyens. Là où elle est adoptée, la responsabilité environnementale et sociale constitue un progrès. Pour peu qu’on les respecte, les écosystèmes sont résilients. Les ressources renouvelables sont abondantes et peuvent être exploitées efficacement grâce aux technologies modernes. Une multitude de solutions durables et concrètes se développent en harmonie avec les limites de la Terre.
La mission de VELA consiste à proposer une telle solution pour le transport international. Une solution pensée dans la globalité des enjeux qui nous pressent d’agir, sans compromis sur le service proposé aux chargeurs, au contraire !
Impact carbone du transport maritime
Le transport maritime représentera 17% des émissions de CO2 en 2050 si nous n’agissons pas dès maintenant. Cela représente un défi majeur alors que 80% du commerce mondial emprunte ses routes, mais également un levier d’impact particulièrement puissant compte tenu des solutions dont nous disposons.
L’urgence est bien connue : sur la dernière décennie, la température mondiale a déjà atteint une anomalie de +1,43 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Alors que l’Accord de Paris visait à limiter ce réchauffement à 1,5 °C, les politiques publiques actuelles nous projettent vers une hausse d’environ 3 °C à l’horizon 2100. La flotte mondiale impacte en particulier l’océan, qui absorbe une part colossale de cette chaleur et subit une acidification croissante.
Au-delà du carbone, le lourd bilan du fret maritime
Le secteur pèse, en outre, pour 13 % des émissions mondiales de NOx et 12 % des SOx. Ces polluants atmosphériques, responsables de pluies acides qui dégradent la végétation et les cours d’eau, provoquent des problèmes respiratoires majeurs et pèsent lourdement sur la santé des populations littorales.
Sous la mer, les nuisances sonores, multipliées par 10 en 50 ans, dégradent l’habitat marin et désorientent mortellement les cétacés. Chaque jour, ce sont aussi près de 10 000 espèces qui voyagent dans les eaux de ballast utilisées pour stabiliser les navires. Rejetées hors de leur milieu, certaines espèces circulent ainsi à la faveur de nos échanges commerciaux, et menacent l’équilibre des littoraux.
Angle mort de la responsabilité des entreprises ?
Malgré ce constat, le transport maritime – maillon essentiel de nos chaînes de valeur – échappe dans une large mesure aux efforts de responsabilité des entreprises.
Selon la classification de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), une large partie de cette flotte (environ 50 % du tonnage mondial) est enregistrée sous des pavillons de complaisance. Ces registres sont caractérisés par un manque de contrôle effectif de l’État du pavillon sur les normes sociales, ainsi que par des taux de défaillance technique et environnementale plus élevés lors des contrôles de sécurité (Paris MoU, 2024).
C’est ainsi que des marques attentives à la fabrication de leurs produits comme aux conditions de travail peuvent se trouver confrontées, le temps du transport maritime – le plus souvent externalisé – à des standards sociaux et réglementaires qui ne reflètent pas nécessairement leur niveau d’exigence, dans un secteur où les pratiques restent hétérogènes. Le recours au fret aérien, parfois envisagé comme alternative, ne constitue pas une solution satisfaisante : son empreinte carbone est en moyenne plusieurs dizaines de fois supérieure à celle du transport maritime selon les estimations de l’Agence de la transition écologique.
VELA, une solution de décarbonation rigoureuse
« L’impact sur le climat de la solution VELA est plus faible que les autres modes de transport possibles sur un trajet similaire, à notre connaissance. »
C’est la conclusion d’une analyse de cycle de vie (ACV) indépendante menée par le cabinet de conseil Carbone 4.
Pour offrir une décarbonation réelle, l’offre VELA repose sur un navire propulsé à 100 % à la voile — en dehors de certaines manœuvres — mais notre engagement ne s’arrête pas là. À l’instar de l’étude de Carbone 4, nous considérons l’impact de nos navires sur l’ensemble de leur existence : de la construction au recyclage, en passant par toutes les phases d’usage.
L’électricité nécessaire au maintien de la chaîne du froid dans nos cales, ainsi qu’à la vie du bord et à la navigation, est intégralement produite sur le navire à partir d’énergies renouvelables. Pour cela, nous exploitons les forces fournies par l’océan et le soleil grâce à deux grands hydrogénérateurs, et 250 m² de panneaux photovoltaïques.
En tenant compte des émissions sur l’ensemble de cette phase d’usage (selon les standards de l’ADEME et du Smart Freight Centre), l’ACV menée par Carbone 4 démontre que VELA réduit les émissions de :
90 % par rapport au fret maritime traditionnel;
99 % par rapport au fret aérien.
Autre point notable, l’aluminium utilisé pour la construction, très léger, est infiniment recyclable.
Notre trimaran préserve la biodiversité
Tout en fournissant un service premium aux chargeurs, VELA agit sur d’autres fronts que celui du climat. La conception de notre navire en trimaran offre une stabilité structurelle rare pour le transport de marchandises. Contrairement aux porte-conteneurs conventionnels, dont le centre de gravité élevé impose l’usage massif d’eaux de ballast pour contrer le roulis, VELA s’en affranchit totalement. C’est une garantie de sécurité pour la cargaison, mais aussi une victoire pour la vie marine, puisque nous stoppons ainsi le transfert d’espèces invasives.
Cette protection du vivant se poursuit sous la surface : en privilégiant la voile, nous réduisons drastiquement la pollution sonore qui désoriente les cétacés. Enfin, l’absence de combustion de fuel lourd élimine les rejets de NOx et de SOx, protégeant directement la santé des populations littorales et des écosystèmes.
Décentraliser le transport maritime, pour réduire l’empreinte à terre et renforcer la résilience
Le transport maritime durable que nous devons substituer au système actuel, extrêmement centralisé, sera intermodal et constitué de multiples solutions. Le transport vélique tel que proposé par VELA en est une facette, disponible dès à présent et taillée à la mesure des besoins des chargeurs.
À terre, cette agilité nouvelle permet d’opérer depuis des ports secondaires, au plus proche des lieux de production et de consommation. Cette approche permet de supprimer des milliers de kilomètres de transport routier, tout en améliorant la résilience de chaînes logistiques aujourd’hui centralisées autour de hubs congestionnés.
De l’exigence environnementale à l’exigence sociale
Pour structurer ces engagements, VELA fait le choix de la rigueur institutionnelle. Certifié par le Bureau Veritas et conforme à l’ensemble des conventions internationales de l’OMI, notre navire bat pavillon français. Ce pavillon, reconnu parmi les plus exigeants au monde, occupe en 2025 la première place du classement du Paris Memorandum of Understanding, garantissant l’excellence en matière de sécurité maritime et environnementale.
Le 22 avril conduit aussi au 1er mai, journée internationale des travailleurs. Les standards élevés du droit Français encadrent strictement les conditions de vie et de travail à bord.
Vers un progrès durable
Chez VELA, notre métier est le transport sûr, rapide et prévisible des biens dont nous avons la charge.
Notre mission est également de contribuer à démontrer, en proposant une solution concrète et durable aux besoins des chargeurs, que nos sociétés peuvent tendre à s’épanouir dans le respect des limites planétaires.
Sources bibliographiques
ADEME – Agence de la transition écologique. (s. d.). Base Empreinte (anciennement Base Carbone®) – Facteurs d’émissions du transport de marchandises. Consulté sur https://base-empreinte.ademe.fr/
CNUCED – Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement. (2024). Étude sur les transports maritimes 2024. Nations Unies.
IMO – International Maritime Organization. (2020). Fourth IMO Greenhouse Gas Study 2020. Consulté sur https://www.imo.org/
IMO / Global Ballast Water Management Programme. (s. d.). Ballast water as a vector for invasive species. Archive IW:LEARN.
ITF – International Transport Workers’ Federation. (2024). Flags of Convenience: 2024 Global Fleet Analysis. Consulté sur https://www.itfglobal.org
Paris MoU – Paris Memorandum of Understanding on Port State Control. (2024). Performance list of flag states: White, Grey and Black List. Consulté sur https://www.parismou.org
ScienceDaily / University of Delaware. (2006). Deep-sea Species At Risk From Surface Oil Spills. Consulté sur https://www.sciencedaily.com/
Stipa, T., Jalkanen, J.-P., Johansson, L., Liefvendahl, M., & Vallin, C. (2020). CSHIPP report on air pollution from shipping. Clean Shipping Project Platform (CSHIPP).
UNEP – United Nations Environment Programme. (2024). Emissions Gap Report 2025. Consulté surhttps://www.unep.org/
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